Nouvelle réforme du DPE depuis le 1er janvier pour les logements appelés «passoires thermiques »
Créé en 2001, le DPE est devenu un repère incontournable pour les locataires et les acquéreurs, attribuant une étiquette de performance énergétique (de A à G) à chaque logement. Il est également un levier majeur de la politique de rénovation énergétique, permettant d’identifier les logements les plus énergivores (étiquettes F et G) et de cibler les aides publiques.
Depuis le 1er janvier 2026, le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) a changé. Le nouveau coefficient de conversion de l’électricité, a été abaissé à 1,9, et favorise maintenant les biens immobiliers chauffés à l’électricité. Cette réforme entraîne un reclassement énergétique significatif de nombreux logements. Rappelons qu’auparavant, le coefficient de conversion était de 2,3. Ainsi, plus de 700.000 appartements ou maisons pourraient sortir de la catégorie « passoires thermiques ».
Des millions de logements sont-ils concernés par ce reclassement ?
La réforme du DPE repose sur un changement clé du mode de calcul : la baisse du coefficient de conversion de l’électricité. Jusqu’ici, ce paramètre pénalisait fortement les logements recourant à ce mode de chauffage, impactant mécaniquement leur classement énergétique.
Depuis le 1er janvier 2026, cette évolution permettra à de nombreux logements d’améliorer leur étiquette DPE sans modification du bâti ni travaux réalisés, simplement par l’application des nouvelles règles de calcul.
Près de la moitié des logements chauffés à l’électricité devraient voir leur classement énergétique évoluer, représentant environ 7 millions de logements au niveau national. Parmi eux, 700 000 logements actuellement classés F ou G sortiraient du statut de passoire énergétique. Un changement structurant dans un contexte réglementaire marqué par des contraintes croissantes sur la location des biens les moins performants.
En permettant un gain d’étiquette plus important, cette évolution du DPE encouragera les propriétaires à remplacer leur chaudière fossile par une pompe à chaleur, une solution décarbonée et très efficace énergétiquement parlant.
Quelles sont les implications pour les propriétaires ?
La réglementation DPE s’accompagne de restrictions progressives sur la location des passoires énergétiques et de contraintes plus fortes en cas de vente de logements très énergivores. La réforme DPE 2026 ne supprime pas ces obligations, mais modifie le périmètre des biens concernés, puisqu’une partie des logements électriques remonte en classe.
La réforme DPE 2026 a des conséquences directes sur la valeur des biens, les projets de vente ou de location et les priorités de travaux.
Le marché immobilier pourrait donc voir une revalorisation d’une partie des biens électriques, avec un impact sur les loyers, la facilité de location et les prix de vente.
Les effets apparaissent surtout dans deux situations :
- Logements chauffés majoritairement à l’électricité (radiateurs, PAC, ballon électrique).
- Petites surfaces pénalisées auparavant, notamment en location étudiante ou en studio urbain.
La réforme DPE 2026 s’inscrit dans une stratégie plus large de transition énergétique, qui favorise l’électrification des usages et le remplacement progressif des chaudières fossiles.
La baisse du coefficient électrique rend les pompes à chaleur encore plus performantes dans le DPE, notamment pour les logements aujourd’hui chauffés au gaz ou au fioul.
Quelles sont les conséquences pour le marché immobilier ?
La réforme DPE 2026 a des conséquences directes sur la valeur des biens, les projets de vente ou de location et les priorités de travaux. Les logements chauffés à l’électricité, en particulier ceux bien isolés, bénéficient ainsi d’un reclassement positif.
Le marché immobilier pourrait donc voir une revalorisation d’une partie des biens immobiliers ayant un chauffage électrique, avec un impact sur les loyers, une facilité de location et surtout une revalorisation des prix de vente.
Le DPE 2026 concerne toutes les résidences principales, maisons et appartements, logements neufs ou anciens, dès lors qu’un diagnostic est exigé pour une vente, une location ou certaines aides à la rénovation énergétique. Les diagnostics et audits réalisés à partir du 1ᵉʳ janvier 2026 intègrent automatiquement le nouveau coefficient de 1,9 pour l’électricité. Les DPE déjà réalisés restent valables 10 ans, mais un dispositif spécifique permet d’actualiser l’étiquette sans nouvelle visite du diagnostiqueur dans certains cas.

