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    En 2021, Londres perd 700 000 habitants entre le Brexit et la Covid

     

     

    Depuis le confinement de mars 2020, la capitale de l’Angleterre qui comptait 9 millions d’habitants, métropole dynamique, multiculturelle, excentrique a perdu 700 000 habitants. Les travailleurs étrangers peu ou pas qualifiés ont été frappés de plein fouet par les restrictions. La sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne a aussi poussé des financiers, des avocats et des comptables à quitter la ville !

     

    Depuis le 23 mars 2020, 700 000 habitants (8% de la population) ont quitté la capitale britannique. La majeure partie des habitants qui ont quitté Londres est composée d’étrangers, principalement des travailleurs peu ou pas qualifiés, travaillant dans des secteurs fortement touchés par les restrictions sanitaires liées au Covid (restaurants, hôtels, pubs,…). En parallèle, le taux de chômage est passé de 4,3% à 6%.

    L’immobilier est « À vendre » à Londres.

    Le Brexit est également à l’origine de ces départs. Échaudés par la perspective de la sortie intervenue le 1er janvier, de nombreux professionnels de la City issus de l’Union européenne, à l’instar de financiers, d’avocats, de comptables et de sous-traitants, ont quitté Londres. Le départ de cette population à fort pouvoir d’achat a eu des conséquences sur l’écosystème économique local, et les sous-traitants.

    L’immobilier reste un bon baromètre pour mesurer l’impact de l’exode qu’a connu Londres. Ainsi les loyers ont baissé de 25 % à 50 % et  les pancartes « à vendre » ont fait leur réapparition dans les quartiers huppés, désertés par les acheteurs étrangers. L’aide généreuse de l’état, en vue d’aider employés et indépendants, et les dégrèvements fiscaux en faveur des primo accédants, n’ont guère ralenti cette tendance.

    Plusieurs facteurs expliquent cette situation : d’une part les investisseurs étrangers ont fui les quartiers chics de la capitale, d’autre part des londoniens ont été attirés par la grande banlieue londonienne, ou bien par les villes du sud de l’Angleterre, où la qualité de vie est meilleure.

    Londres va se relever rapidement de ses cendres.

    Pour autant, Londres reste l’une des plus grandes places financières mondiales, et il n’y a pas eu d’hémorragie de la City, comme le prévoyaient certains.

    Ce dépeuplement reste à nuancer, selon Tony Travers, spécialiste de Londres à la London School of Economics. « Beaucoup reviendront, car Londres a conservé des atouts importants : économie ouverte, immigration diverse, absence de ghettos, main-d’œuvre polyglotte et bien formée ».

    Le maire de Londres, Sadiq Kahn, a publié lundi 1er février 2021 un rapport provisoire commandé au bureau d’études Arup et à la London School of Economics. Le rapport révèle que la ville de Londres serait la plus impactée économiquement par la crise du Covid-19. Pour autant, le rapport conclut sur la possibilité d’une rapide résilience économique de la capitale, à la condition sinequanone que des décisions politiques adéquates soient prises par le gouvernement britannique.

    Même si l’économie londonienne souffre cruellement de l’absence des touristes, avec en particulier les secteurs de la culture et  la vie nocturne particulièrement touchée, les secteurs culturels ne sont pour autant pas les seuls en danger. Les domaines de la vente sédentaire et de l’hôtellerie doivent également faire face à d’importantes pertes dues, entre autre, au développement considérable des achats en ligne et à l’inexistence du tourisme.

    L’économie londonienne repose pourtant massivement sur le tourisme. Ce secteur y est plus important encore que dans d’autres grandes villes comme Paris ou New-York, dont les centres villes sont plus peuplés à l’année. Au terme d’un an de crise sanitaire et de mesures restrictives, les secteurs les plus touchés peinent à rester à flot.

    Aussi, le maire de Londres, Sadiq Kahn, prévoit dès que le vaccin sera suffisamment répandu et que les restrictions prendront fin, “la plus grande campagne touristique jamais connue par le pays”. Dans ses prédictions, le rapport provisoire confirme l’idée d’un sauvetage financier pour la majorité des secteurs en difficulté.  Malgré tout, l’importance d’une relance massive du tourisme à Londres est vitale pour le Royaume-Uni dans la mesure où la métropole génère un quart des retombées économiques du pays.

    Ainsi, l’économie de Londres détermine celle du pays entier et il est donc primordial de la faire revivre, à commencer par le tourisme.

    Prudent, le maire de la capitale précise avec insistance que les “ministres ne doivent pas s’imaginer que lorsque les restrictions seront levées, les choses reviendront simplement à la normale”. La crise sanitaire engendrera bien des modifications pérennes dans l’économie britannique. Par exemple, Sadiq Kahn envisage de restaurer le shopping détaxé pour les touristes internationaux.

    Le maire de Londres prend également des décisions plus globales pour redresser l’économie du pays : réforme des systèmes de taxes et d’impôts, réduction de la TVA pour le secteur hôtelier, poursuite du dispositif de chômage partiel pour plusieurs mois encore…

    La capitale britannique reste toujours attractive pour les millionnaires.

    Londres compte 875 000 millionnaires. Autrement dit, rapporté à la population totale de la ville, un londonien sur dix est désormais millionnaire en dollars. Pourtant, la capitale britannique concentre également les inégalités les plus importantes du pays, car si 10% de sa population est millionnaire, en revanche 28% de sa population (2,5 millions de personnes) est pauvre.

     Finalement, Londres semble alors une capitale où il fait bon vivre…pour les millionnaires. Cette dynamique a selon le rapport, empiré depuis la pandémie, qui n’a fait que creuser le fossé entre les plus riches et les plus pauvres, grands perdants de la crise actuelle.

    Envers et contre tout, Londres continue d’attirer les nantis du globe, qui ont pu profiter du Brexit et de ses avantages fiscaux, ainsi que de la perte de valeur de la Livre pour investir dans l’immobilier londonien, un des plus onéreux au monde. Ces investisseurs sont pour la plupart originaires des Emirats Arabes Unis, mais ils seraient également de plus en plus nombreux en provenance d’Hong-Kong.

    Charlotte Rostin a vécu de nombreuses années à Londres avant de revenir à Paris. Elle pourra vous aider à trouver le meilleur quartier de Paris en adéquation avec vos goûts, votre cahier des charges et votre vécu à Londres. Confiez-lui votre recherche en toute sérénité.

     

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