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    Manifestations en France : votre bien immobilier est plus en sécurité qu’il n’y paraît

    Les images des manifestations françaises font vite le tour du monde, et vues de Genève, de Bruxelles ou de New York, quelques scènes spectaculaires suffisent à donner l’impression que tout le pays est touché. La réalité du terrain est tout autre. La France reste un pays sûr pour acheter un bien immobilier : les logements ont été massivement épargnés, les troubles se concentrent sur un petit nombre de lieux, et les prix suivent les taux d’intérêt, pas l’actualité. Ce que les manifestations changent, en revanche, c’est l’importance de connaître une ville rue par rue, et c’est précisément pour cela que faire appel à un chasseur immobilier est plus pertinent que jamais. Les chiffres officiels qui suivent, ceux des assureurs, de l’indice Notaires-Insee et de la Banque centrale européenne, le montrent. Si vous achetez depuis l’étranger, notre page consacrée à l’achat en France quand on vit à l’étranger détaille l’accompagnement.

    En bref

    • Les logements sont massivement épargnés. Même lors des émeutes de l’été 2023, l’épisode le plus intense depuis des années, 90 % du coût des sinistres concernait des commerces et des biens publics, et l’ensemble des sinistres représentait moins d’un pour 2 000 logements.
    • Tout se joue à l’échelle de la rue. Les manifestations suivent quelques axes du centre-ville et se tiennent devant les établissements scolaires, loin des quartiers résidentiels calmes que recherchent les acheteurs.
    • Les prix ont progressé pendant les gilets jaunes, de 3,2 % en France et de 6,4 % à Paris, et la baisse de 2023 a suivi les taux d’emprunt, pas les manifestations.
    • La campagne est le marché le plus serein : les petites villes et zones rurales sont 36 % au-dessus de leur niveau de 2015.
    • Le chasseur immobilier fait la différence : savoir quels quartiers sont calmes est une connaissance locale qu’aucune annonce ne donne.

    La France est-elle toujours un pays sûr pour acheter un bien immobilier ?

    Oui. Le cadre juridique d’un achat en France n’est affecté par rien de ce qui se passe dans la rue. La vente passe par un notaire, officier public nommé par l’État, qui vérifie le titre de propriété, conserve les fonds et enregistre la transaction, et un acheteur étranger dispose exactement des mêmes droits qu’un acheteur français.

    Les logements eux-mêmes sont tout aussi préservés. Les mouvements de contestation se rassemblent autour de symboles et de parcours : ministères, mairies, rues commerçantes, grilles de lycées. Même lorsqu’un mouvement dure plusieurs semaines, ses incidents se concentrent sur quelques lieux et quelques jours. Le reste du pays, c’est-à-dire presque tout le pays, continue de vivre normalement. Les chiffres qui suivent mesurent à quel point ces troubles touchent peu de choses.

    Les manifestations ont-elles endommagé des logements ?

    Très majoritairement, non. Les déclarations de sinistre sont la mesure la plus fiable, puisque chaque bien abîmé finit par en faire l’objet. Les émeutes de l’été 2023, qui ont suivi la mort d’un adolescent lors d’un contrôle de police à Nanterre, ont été l’épisode le plus intense que la France ait connu depuis des années, et la source de nombreuses images vues à l’étranger. Selon les estimations des assureurs communiquées par le gouvernement au Parlement, elles ont donné lieu à quelque 15 600 sinistres, et 90 % de leur coût concernait des biens de professionnels ou de collectivités publiques : devantures de commerces, bâtiments publics, bus, mobilier urbain.

    Rapportez ce chiffre à la taille du pays. La France compte 31,9 millions de résidences principales, auxquelles s’ajoutent quelque 3,7 millions de résidences secondaires. Même si chacun de ces sinistres avait concerné un logement, ce qui n’est pas le cas pour la plupart, cela représenterait moins d’un logement sur deux mille. Pour l’immense majorité des propriétaires, y compris dans les villes concernées, il ne s’est rien passé du tout.

    C’est tout l’écart entre une vidéo et un marché. Une caméra filme la voiture qui brûle dans une rue ; elle ne filme pas les cent rues autour, où la vie a continué comme d’habitude.

    Rue tranquille au cœur de Paris avec une terrasse de café et des immeubles haussmanniens, par une journée ensoleillée d'automne

    Tout dépend-il du quartier ?

    Entièrement, et c’est le point qui compte le plus pour un acheteur. Les manifestations en France suivent des schémas prévisibles : les cortèges empruntent les mêmes grands axes entre quelques places emblématiques, les blocages étudiants ont lieu devant les lycées et les universités, et les incidents de l’été 2023 se sont concentrés dans certaines banlieues et certaines rues commerçantes. À quelques rues de là, un jour de manifestation est un jour ordinaire.

    Les quartiers dans lesquels achètent nos clients sont d’une tout autre nature : rues résidentielles tranquilles des quartiers établis de Paris et de Lyon, secteurs familiaux proches de bonnes écoles, petites villes et villages du littoral, choisis justement pour leur calme. La difficulté, pour un acheteur qui vit loin, c’est que deux adresses distantes de quelques minutes peuvent être deux mondes différents, et que rien dans une annonce ni sur une carte ne permet de le savoir. À Paris, notre guide pour comprendre les différents quartiers parisiens donne une première idée de ces écarts. Cette connaissance est locale, et c’est précisément ce que nous apportons.

    Les manifestations font-elles baisser les prix de l’immobilier ?

    Pas comme on le craint. Pour le vérifier, nous avons superposé les grandes périodes de contestation à deux séries officielles : l’indice Notaires-Insee des prix des logements anciens, corrigé des variations saisonnières, base 100 en 2015, et le coût des nouveaux crédits immobiliers en France, transmis par la Banque de France à la Banque centrale européenne.

    Le test le plus parlant est celui des gilets jaunes, mouvement né en novembre 2018 qui a dominé l’actualité pendant des mois. Sur l’année qui a suivi, l’indice national a progressé de 3,2 %, et les appartements parisiens, au cœur des images, de 6,4 %. Pendant la longue grève des transports de l’hiver 2019, les prix ont encore augmenté de 1,8 % en un seul trimestre. Les prix ont bien reculé en 2023 et 2024, mais l’indice avait atteint son sommet fin 2022, avant la première manifestation contre la réforme des retraites, et il a continué de baisser plus d’un an après les émeutes de l’été, pendant que le taux moyen des crédits passait de 1,1 % à 3,6 % sous l’effet de la politique de la BCE contre l’inflation. La baisse s’est arrêtée exactement au moment où les taux ont commencé à refluer.

    Période Contexte Taux des crédits France Appartements parisiens
    T3 2018 à T3 2019 Gilets jaunes 1,53 % à 1,31 % +3,2 % +6,4 %
    T4 2019 à T1 2020 Grèves des transports environ 1,2 % +1,8 % +2,5 %
    T4 2022 à T3 2024 Les taux triplent 1,91 % à 3,37 % -6,0 % -10,1 %
    T3 2024 à T4 2025 Les taux refluent 3,37 % à 2,99 % +1,0 % +1,9 %

    La leçon est simple : l’indicateur à surveiller, c’est le taux que votre banque vous proposera, comme nous l’expliquons dans notre point sur les taux immobiliers en 2026, et non le calendrier des manifestations.

    Et les manifestations de 2026 ?

    Le mouvement né en septembre 2026 est porté par les lycéens et les étudiants, autour du manque d’enseignants, des classes surchargées, de l’état des bâtiments scolaires et de Parcoursup. Parti d’établissements de la banlieue parisienne, il s’est étendu à des manifestations dans de nombreuses grandes villes, comme l’a rapporté Public Sénat.

    Parce qu’il est centré sur les établissements scolaires, c’est là que se concentre son impact : grilles et bâtiments de lycées d’abord, quelques biens publics sur les parcours de manifestation ensuite. Les rues résidentielles ne sont pas sa cible, et les logements privés sont, dans leur grande majorité, restés en dehors. Il est trop tôt pour en mesurer un éventuel effet sur les prix, puisque l’indice officiel s’arrête au deuxième trimestre 2026, mais le marché a abordé cette période sur des bases solides, avec des prix stables depuis six trimestres et des taux autour de 3 à 3,2 %. Pour une vue plus large de l’effet des évolutions politiques sur le marché, voir notre article sur les conséquences des changements politiques sur l’immobilier.

    Comment votre bien est-il protégé ?

    Deux niveaux de protection s’appliquent. Le premier est votre assurance habitation : les contrats peuvent inclure la garantie « émeutes et mouvements populaires », qui s’applique, selon l’article L121-8 du Code des assurances, lorsque le contrat la prévoit. C’est donc un point à vérifier au moment d’assurer votre bien. Une version obligatoire de cette garantie a été votée dans la loi de finances pour 2026 et attend un feu vert européen pour entrer en vigueur. Le second est l’État lui-même : en vertu de l’article L211-10 du Code de la sécurité intérieure, il est responsable, même sans faute, des dommages causés lors d’attroupements ou de rassemblements, un régime qui a été appliqué aux dégradations liées aux gilets jaunes.

    Quelles régions sont les plus calmes pour une résidence secondaire ?

    Les manifestations sont un phénomène urbain : les marchés les plus calmes se trouvent donc hors des centres-villes, et les chiffres le confirment. Pendant la baisse de 2023 et 2024, liée aux taux, les appartements des petites villes et des zones rurales n’ont reculé que de 2,1 %, ont retrouvé leur ancien sommet en un an, et se situent aujourd’hui 36 % au-dessus de leur niveau de 2015, la meilleure performance de toutes les zones suivies par l’indice. L’Insee ne publie pas d’indice région par région, mais c’est exactement le profil des campagnes normande et bretonne.

    C’est là que nous observons certains des marchés les plus sereins aujourd’hui : le golfe du Morbihan et la côte sud bretonne, que couvre notre équipe en Bretagne Sud, et le Pays d’Auge, la Côte Fleurie et le Perche, où intervient notre équipe normande. Les deux régions allient la stabilité des marchés ruraux et un accès facile depuis Paris. Pour préparer ce type de projet, notre guide sur l’achat d’une maison de campagne reprend les points à vérifier.

    Pourquoi un chasseur immobilier est plus utile que jamais

    Vue de loin, la France apparaît à travers l’actualité, qui montre le moment le plus spectaculaire de la journée la plus agitée. Vue du terrain, c’est un pays où la vie continue, rue par rue. Toute la valeur d’un chasseur immobilier tient dans cet écart.

    Chez Homelike Home, nos équipes vivent dans les marchés qu’elles couvrent. Elles savent quels quartiers sont calmes et recherchés, quelles rues se trouvent sur les parcours de manifestation et lesquelles sont à quelques minutes et à un monde de là, et elles construisent chaque recherche à partir de cette connaissance. Aucune annonce, aucun portail et aucun agent immobilier ne vous le dira, car en France l’agent immobilier travaille pour le vendeur. Nous travaillons pour l’acheteur, comme nous l’expliquons dans pourquoi faire appel à un chasseur immobilier.

    Une période agitée ouvre aussi une fenêtre. Quand une partie des acheteurs hésite, les vendeurs deviennent plus ouverts à la négociation, et un acquéreur dont le financement est prêt, épaulé par quelqu’un sur place, se retrouve en meilleure position que d’habitude. Si vous envisagez un achat, contactez nos équipes locales : elles vous diront franchement ce qu’il en est là où vous souhaitez acheter.

    Sources

    Sinistres : réponse du gouvernement à la question écrite n° 9875, Assemblée nationale, Journal officiel du 24 octobre 2023. Prix et parc de logements : Insee, indice Notaires-Insee des prix des logements anciens, série CVS, base 100 en 2015, pour la France métropolitaine et les séries Paris, province et zones rurales correspondantes. Taux des crédits : Banque centrale européenne, coût du crédit à l’habitat en France. Données publiées en octobre 2026.

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